vendredi 4 juin 2010

Impression - "Une longue pellicule tranquille" de Pierre Devillers


Ouf, je rentre chez moi et je me mets un bon film pour me détendre et pour préparer le cours d'art d'expression ! Non... Cela sonne faux, cela serait trop beau ! En 5ème année nous avons découvert le cinéma d'auteur. Cela n'a pas été une mince affaire pour tout le monde et les premiers films étaient parfois assez difficiles à digérer voir même à regarder ! S'essayer aux films d'auteurs c'est un peu comme essayer la cuisine chinoise alors qu'on mange des boulets frites mayonnaise depuis plus de 20 ans ! On se demande devant quoi on est, on ne sait pas trop à quoi s'attendre, cela nous surprend !

En effet, les films d'auteurs ne sont pas des « super productions » qui veulent atteindre le plus grand nombre au box office car cela leur permettra d'atteindre le panthéon des films les plus regardés et ainsi leurs gentils producteurs pourront dormir en paix, le sourire aux lèvres et trop d'argent dans les poches pour l'utiliser à eux seuls. Le film d'auteur, au film d'art est comme toute forme d'art, il est là pour faire réfléchir ! Le film d'art n'est pas une longue pellicule tranquille qui défile devant nos yeux, devant laquelle on peux se détendre et oublier nos soucis. Au contraire, cela pourrait nous inquiéter plus qu'autre chose ! Mais ces films sont là pour nous faire réfléchir, réagir, ils dénoncent quelque chose, critiquent. Ils veulent nous faire changer ! Le plus important est de retenir que quelque chose de nouveau n'est pas forcément mauvais et pourrait même s'avérer très bon et... intéressant !


Pierre Devillers, 6D

Critique - "Borat" par Pierre Devillers


La différence entre les cultures, les différences que l'argent crée entre les diverses nations... Le film de Larry Charles nous parle de celà au travers de son excentrique personnage : Borat. Celui-ci est un stéréotype des nations peu connues d'Asie, il dénonce toutes les idées préconçues sur les gens qui vivent dans ces contrées. Borat est un reporter Kazakh. Le ministère de l'information de son pays l'envoit aux Etats-Unis pour prendre des leçons et ainsi améliorer le niveau de vie du Kazakhztan. Borat part donc accompagné de son producteur Azamat et de son poulet domestique...

Le film montre bien le « clash » des cultures... Borat ne comprend pas trop la civilisation américaine... Il n'est pas habitué à ses usages , par exemple il ne sait pas comment utiliser des toilettes. Le film est un « mockumentaire », faux documentaire, qui conte l'histoire de cet homme qui part aux Etats-Unis, On y voit des « banderolles » qui passent à l'écran, comme dans un vrai reportage, avec le nom des personnes interviewées et ce en quoi elles aident Borat.

Ce film a été censuré dans de nombreux pays, principalement dans tout le monde arabe (sauf au Liban) et en Russie. Il y a également eu des plaintes du Kazakhztan. Ce long-métrage a quand même remporté une grande réussite dans les pays de l'Ouest pour son humour un peu burlesque et ses scènes assez improbables... Mais le film tient surtout à caricaturer ce monde de l'Est où il n'y a pas assez d'argent pour le développement et veut montrer à quel point ces sociétés dépourvues sont « différentes » de nous et ne jouissent pas des mêmes choses.

Ce faux documentaire est assez intéressant à voir d'un point de vue sociologique, pour se rendre compte des inégalités dans le monde. Le réalisateur a voulu dénoncer notre société de consommation. Celle-ci avance, se modernise de plus en plus mais ces pays dépourvus d'argent ou avec peu de moyens restent à la traîne et nous ne nous en occupons pas. Un très bon film, à visionner, qui dénonce la réalité de notre monde !


Pierre Devillers, 6D

Impressions - "Oubliez le pop corn, le coca et les nachos" par Sophie Klutz



Bienvenue sur le RING. Ce soir à la télévision « cinéma d’auteur VS cinéma populaire »
Changez de chaine c’est du baratin il n’y aura pas de match de catch ce soir …
Simplement une découverte artistique le « cinéma d’auteur » ben oui ça existe !

Le cinéma d’auteur c’est …

Hirakazu Kore-Eda (Japon) Nobody Knows
Stanley Kubrik (USA)Orange mécanique
Spike Jonze (USA)Dans la peau de John Malkovitch
Annemarie Jacir (Palestine)Le sel de la mer
Alfred Hitchcock (RU – USA)39 marches, Psychose
Marco Ferreri (Italie)La grande bouffe
Pedro Almodovar (Espagne) Parle avec elle, Volver
Alejandro Gonzalez Inarritu (Mexique)21 grammes, Babel
David Lynch (USA) Sailor et Lula, Mulholland Drive, Elephant Man
Walter Salles (Bresil)Central do Brasil…
Alain Resnais (France) Smoking/ No Smoking
Lars Von Trier (Danemark)Dogville, Dancer in the Dark, Antichrist
Wim Wenders (Allemagne) Paris Texas, Alice dans les villes …
Li Yang (Chine)Blind Shaft
& encore beaucoup d’autres !


« Tu ne dois pas être assis confortablement pour regarder un film d’auteur »
« Oubliez le pop corn et le coca ou les nachos »
« C’est un cinéma « cérébral » … réflexions et questionnements sont maîtres-mots. »
« & une petite dose de fun pour compléter la recette »

Bref, le cinéma d’auteur c’est un cinéma d’idées, multiculturel, universel souvent avec des budgets loin d’être colossaux…

Creusez-vous les méninges en regardant un bon film ! Yeahhh

Sophie Klutz, 6A

dimanche 23 mai 2010

Billet -"L’estomac bien accroché", par Mathilde S.



Plusieurs amis m’ont dit : « regarde-le, tu vas voir, c’est vraiment bien ». Mais j’hésitais, je pensais que ça allait être un genre de cinéma commercial et sans réflexion ; une ancienne tueuse à gage qui cherche à se venger, ça ne me tentait pas vraiment. Mais je me suis lancée et j’ai enfin regardé Kill Bill, de Tarantino. Et j’ai vraiment adoré !

Il faut admettre qu’il y a un côté cliché et on ne peut ignorer le côté gore. Je ne pouvais pas supporter toutes les scènes. Mon pauvre estomac en a pris un coup, et après tout ça, il était bien retourné.

C’est un peu cela que je craignais avec Tarantino. Mais derrière tout ce sang et ces bouts de bras se cache un message. Le film n’est pas à regarder au premier degré.
J’ai un peu vu cette production comme une parodie des autres films d’action, et c’est pour cela qu’il y a toutes ces scènes gores, qui n’auraient sans doute pas été nécessaires ailleurs.

Tarantino s’inspire aussi de beaucoup d’autres grands films, comme la mariée en noir, de Truffaut.

Pour ma part, j’ai donc beaucoup apprécié ce film, bien que je l’aie trouvé un peu trop cliché par moment. C’était assez divertissant, mais vraiment très accrocheur.
Tarantino a le truc pour passionner ses spectateurs ! Je conseille ce film aux amateurs d’action à l’estomac bien accroché !


Mathilde Simon, 6A

Critique - "Liberté", par Mathilde S.



Un mot qui nous parait bien triste quand on voit tous ces gens qui n’y ont pas eu droit. Privé de ce droit le plus élémentaire, comment ont-ils pu vivre ? Ils ont tenté de survivre clandestinement, pour ne pas être traités comme des animaux, par des animaux qui se prétendent les maîtres du monde.

En effet, lors de la seconde guerre mondiale, les roms sont traités comme des chiens. Ils n’avaient droit à rien. Et c’est avec excellence et humour que Tony Gatlif nous offre son nouveau film.

Avec une musique qui nous emporte loin, des rythmes endiablés qui nous font frissonner, des acteurs formidables (bien que je n’inclus pas Marc Lavoine dans les bons acteurs).

Ces personnages nous font vraiment voir une nouvelle version de la liberté, liberté avec un grand L. C’est beau de voir qu’eux ne sont pas pris dans le système qui nous fait agir comme des moutons. Ils ont leur propre mode de vie, qui est à part et passionnant. Rien ne les empêche de faire ce qu’ils veulent, au moment où ils en ont envie. Ils ont un tel respect pour la vie… C’est quelque chose d’extraordinaire.

Un acteur pour moi s’est détaché du lot. Il était le personnage. Il était celui qui avait grandit mais avait gardé son esprit d’enfant. Il est celui qui égaye toute la troupe. Il est le petit frère et le grand frère à la fois. C’est celui-là qui m’a le plus attaché. Son jeu était scotchant et acrobatique dans certaine scène. Sa mort m’a touchée. J’ai été révoltée, non seulement par la manière dont il est mort, mais aussi parce que sa famille était impuissante face à ça.

J’ai vraiment été passionnée par ce film, qui a été un des meilleurs que j’ai vu depuis longtemps. Ca vaut le coup d’attendre pour voir des merveilles comme celle-là !


Mathilde Simon, 6A